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L’archipel des Comores fait partie des nations qui contribuent le moins au changement climatique à l’échelle mondiale, mais qui souffre le plus de ses effets. L’Union des Comores est l’un des deux seuls pays au monde classés à la fois parmi Les Pays les Moins Développés et parmi Les Petits États Insulaires en Développement. Une visite sur l’île de la Grande Comore vous frappe par la façon dont l’île a été façonnée par le milieu naturel. La roche volcanique sombre limite l’infiltration et les quelques plages de sable restantes sont exploitées pour extraire des matériaux de construction. Sur la Grande Comore, la plus grande des îles, le volcan bouclier Karthala laisse souvent les visiteurs émerveillés par la nature.
SIWI s’est rendu aux Comores pour aider la Direction de l’Eau et de l’Assainissement à élaborer un plan d’action résilient au changement climatique. Le travail de SIWI soutient la gouvernance et l’évaluation de la manière dont les décisions sont prises et appliquées à différents niveaux, de la manière dont les acteurs se coordonnent, de qui décide et du montant d’argent disponible.
Nous avons posé la question : que faut-il faire différemment sur des îles où les ménages connaissent de graves pénuries d’eau et ont besoin d’infrastructures face au changement climatique ?
Nous avons examiné la documentation existante sur l’impact des risques sur l’eau et l’assainissement, les ressources en eau et les populations insulaires. L’objectif était de consolider ces informations pour identifier les risques majeurs et évaluer les dangers. Par exemple, où se produisent les inondations, à quelle intensité et à quelle fréquence, et comment elles se comporteront avec le changement climatique.
De plus, qui est touché par les inondations ? Aux Comores, les inondations dans les communautés urbaines côtières les plus denses sont plus sévères qu’à l’intérieur des terres. Mais les bassins versants sont eux-aussi affectés par des glissements de terrain, une érosion importante et une dégradation des sources d’eau.
Une analyse finale a été effectuée sur les revenus des ménages, leurs réseaux de soutien, l’application des normes en matière d’infrastructures et comment cela affecte différemment les femmes et les filles. En combinant ces aspects, nous sommes arrivés dans le pays avec un examen des principaux risques. L’examen a été élaboré avec un petit groupe technique composé de membres de différents ministères.
L’évaluation des risques a identifié les aléas climatiques suivants : inondations, sécheresse, intrusion saline, inondations côtières et cyclones. Les réservoirs de collecte d’eau de pluie sont très vulnérables à une aggravation et une hausse de la fréquence des sécheresses, et les systèmes d’approvisionnement en eau qui ont actuellement de faibles débits ou qui ont du mal à répondre à la demande de la population présentent un score de risque élevé.
En Grande Comore, les puits construits dans l’aquifère volcanique côtier sont menacés par une salinité élevée, et les ménages qui achètent de l’eau sont très vulnérables aux variations de prix et de disponibilité de l’eau en cas de sécheresse.
À Anjouan et à Mohéli, les sources d’eau sont vulnérables à la pollution et à l’envasement lors de cyclones et d’inondations. Lorsque des inondations se produisent à Anjouan et Mohéli, les bassins versants à couverture végétale limitée ou moyenne et aux pentes abruptes sont menacés.
